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<title>Cactus-le-Blog</title>
<description>De l'ironie alors, si &amp;quot;la gravité est le bouclier des sots&amp;quot;...</description>
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<lastBuildDate>Sat, 13 Mar 2010 11:21:51 +0100</lastBuildDate>
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<title>Les fermiers généraux, la République et la bananeraie.</title>
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<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CHOSES DITES</category>
<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 20:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Après plus de dix semaines de vagabondage, trop chargées pour avoir suivi, même de loin, l'actualité &lt;i&gt;&quot;bloguesque&quot;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&quot;blogueuse&quot; ? &quot;blagueuse&quot;?...&lt;/i&gt; comment disent les savants ?), sur quoi aurais-je pu verser ma mauvaise humeur ? Enfin, disons ma mauvaise foi habituelle... Où mettre mon grain de sel&amp;nbsp;– oui, celui qu'on ne me demande jamais&amp;nbsp;– pour relancer ce blog empoussiéré ?... Eh bien, dans le fatras événementiel de ces derniers mois, malgré tempêtes, tsunamis, cataclysmes sismiques, grondements des dieux ou, pire, effondrement de l'équipe de France de foutebol face à l'Ibérie – qu'on pende Domenech, ce Bazaine !&amp;nbsp;–, j'ai tout bonnement choisi... Mme Christine Lagarde ! Une Mme Lagarde sacrément bien accompagnée, comme nous allons voir...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/00/1441959626.jpg&quot; id=&quot;media-52670&quot; alt=&quot;Lagarde 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Comment ne pas l'apprécier, Madame Lagarde ? Grande liane distinguée, la silhouette élégante, et juste ce qu'il faut de chic pour paraître toujours à sa place, sans jamais avoir besoin de forcer la note. Ni dans le registre patricien, qui écrase, ni dans l'outrance plébéienne, qui rabaisse, si fréquente aujourd'hui — à la manière de ces polichinelles qui espèrent nous appâter avec leurs bouilles hilares, ce pauvre vinaigre, quand ils ne font que nous insulter, et se ridiculisent. (Je pense à qui je veux en disant ça, mais vous avez des noms, je le sais bien, et même quand vous votez pour eux, cette vulgarité vous met mal à l'aise, admettez-le...). Mme Lagarde, elle, avait échappé jusqu'à présent à ce dévoiement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Oh, Mme Lagarde n'avait pas apporté grand chose au gouvernement économique de la France. Un ministre, même élancé, ne fait pas le printemps des peuples à lui tout seul. Surtout si, par nature, rien ne l'y pousse vraiment. Encore moins si la tutelle d'un Zeus agité, électrisé par ses névroses égotiques, étouffe toute velléité d'autonomie chez ses ministres. Et puis la crise, nous disait-on... Que voulez-vous qu'une ministre de l'Economie et des Finances ait pu faire à elle seule ? Et même avec ses collègues, et même avec le petit Zeus, tout turbulent qu'il fût, et vindicatif ? Alors Mme Lagarde regardait passer les trains ; celui des faveurs faites aux amis de l'Olympe, croisant, dans une délicate ironie des itinéraires, la caravane des cabossés de la mondialisation ; celui de la croissance, stoppé en rase-campagne, à court de locomotive ; celui des déficits publics, engouffré dans son tunnel obscur et insondable, que nos fils rembourseront s'ils le peuvent — qu'ils se débrouillent, après tout ! Mme Lagarde hochait la tête devant les ravages d'un capitalisme pathologique dont elle entendait tancer les excès, avec ce ton de dignité qui n'appartient qu'à elle, et qui faisait trembler comme on le sait les rapaces de la volière...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Mme Lagarde n'était pas sur le point de laisser un nom, ni même une trace, dans le grand cahier du colbertisme, mais du moins faisait-elle bonne figure. Oui, c'est à peu près tout ce qui reste quand on est réduit à l'impuissance, mais ce n'est pas rien tout de même... Sauver les apparences, tenir son rang, garder sa dignité, tout cela n'est pas si futile, ni vain ; il y a là une vertu pédagogique qui sied aux maîtres de haute race, et propre à en imposer aux petites gens. Tant qu'elle tient, tout ne paraît pas vraiment perdu... Seulement Mme Lagarde n'avait pas encore dû affronter M. Proglio...&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/02/788282069.jpg&quot; id=&quot;media-52671&quot; alt=&quot;Proglio 3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Vous connaissez forcément M. Proglio, Henri Proglio. Toutes les gazettes en ont parlé. Il est le récent pédégé d'EDF, que l'Etat telle une aguicheuse est allé implorer de délaisser un peu &lt;i&gt;Veolia&lt;/i&gt;, son garde-manger d'alors, pour venir &lt;i&gt;&quot;sauver&quot;&lt;/i&gt; l'entreprise publique d'un abaissement programmé. Car il n'y avait que lui. Sans lui le monde de l'électricité s'écroulait. Alors, c'était dit, on ne referait pas Waterloo ! Cette fois on n'attendrait pas Grouchy en vain, on le parachuterait... Grouchy voulut bien sauver la France électrique. Mais Grouchy était fin stratège. Il n'entendait pas lâcher la proie pour l'ombre, autrement dit &lt;i&gt;Veolia&lt;/i&gt;, la belle capitaliste aux actionnaires si compréhensifs, pour EDF, l'austère maison publique et son uniforme un peu étriqué aux épaules... Alors Napoléon — ou Zeus, on les confond tous — accepta ce compromis d'imagination et d'audace : le maréchal Proglio se battrait sur deux fronts, il conduirait EDF à la gloire et simultanément garderait l'œil sur les destinées de &lt;i&gt;Veolia&lt;/i&gt;. Et comme toute peine mérite salaire, le maréchal présenta une note à la hauteur du sacrifice qu'il consentait pour le service de la patrie : ce serait 2 millions d'Euros à l'année, ou les électriciens n'auraient qu'à se passer de son génie.&lt;br /&gt; Le kilowatt de génie sembla cher aux populations laborieuses, aux observateurs avertis, aux trouffions syndiqués de l'entreprise qui allaient être si brillamment &quot;managés&quot;, voire, plus sourdement, à quelques officiers de l'état-major du Petit caporal et divers bannerets de la Grande armée UMP. Ainsi va le peuple, ingrat envers son élite et sans amour pour ses capitaines d'industrie... Alors l'Olympe fit semblant de hausser le ton : &lt;i&gt;«Non, non,&lt;/i&gt; dirent-ils tous, Mme Lagarde en tête. &lt;i&gt;Pas question de cumuler deux rémunérations ! Et puis quoi encore ! Un petit coup de pouce à la rigueur, pour arrondir vers le haut le tristounet salaire versé jusqu'alors au PDG d'EDF — on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre non plus, il faut quand même se montrer compréhensif si l'on veut recruter de tels talents... Mais deux rémunérations, non, non et non, et qu'on n'en parle plus !»&lt;/i&gt; Seulement voilà, Proglio-Grouchy fit un doigt d'honneur à tous ces nains : il empocherait ses 2 millions que cela plaise ou non...&lt;br /&gt; Et c'est là que les bras nous sont tombés. Passe encore que l'inégalable maréchal s'arc-boute sur la très haute idée qu'il se fait de lui-même et du prix de sa sueur : 2 millions d'Euros, après tout, c'est à peine la vingtième place — peut-être la trentième — parmi les dirigeants du Kak Karante Klub ! &lt;i&gt;«Pas très brillant comme rang,&lt;/i&gt; s'est-il forcément dit, &lt;i&gt;pas vraiment digne de moi.»&lt;/i&gt; Mettons-nous à sa place, aimerait-on déchoir ?... Soit ! Mais la gigue en ballerines et tutu que nos éminences, elles, se mirent à danser autour de tous les micros, mangeant leurs chapeaux pointus turlututu pour mieux se faire les défenseurs ardents de la gloutonnerie du glouton, deux mois à peine après nous avoir servi la grande scène de l'Inflexibilité, ça, ça a valu le détour ! Entendre un ministre du Budget, l'Inflexible-en-chef Eric Woerth, renier les coups de menton de novembre dernier et admettre sans tousser que M. Proglio, finalement, exerçant deux responsabilités, il avait bien droit à deux salaires, ça vous ravigote, non ? Voir surgir de sa boîte à turlupinades l'inénarrable porte-vents de l'UMP (&lt;i&gt;l'UM-pets ?&lt;/i&gt;), Frédéric Lefèbvre, pour grincer dans sa grimace habituelle que tout ça n'était que basse campagne orchestrée contre le malheureux d'EDF, ça valait son pesant de stock-options. Mais surtout, voir Mme Lagarde boire le calice du reniement jusqu'à la lie, appliquée à souligner combien était maigre le festin de l'ogre comparativement à ceux de ses concurrents européens et, poussée à trop vouloir convaincre, bredouiller cette farce d'anthologie :&amp;nbsp;&lt;i&gt;«M. Proglio consacrera un peu de son temps à Veolia en étant 100% de son temps chez EDF»&lt;/i&gt; (sic), ça ne vous secoue pas le citoyen, ça ?...&lt;br /&gt; Qu'était-il arrivé à la grande liane ? Où était-elle donc passée, sa belle élégance ? Que Zeus-le-Court, enfiévré par sa chorée ordinaire, s'en vienne nous dire, regard torve et poing menaçant : &lt;i&gt;«cassez-vous pauv' cons !»,&lt;/i&gt; nous jugeant définitivement incapables de rien entendre à la génétique des grands charognards, c'était dans l'ordre des choses. Mais la si distinguée ministre de l'Economie... Colbert s'était fait la malle pour de bon...&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/02/02/1318060993.jpg&quot; id=&quot;media-52679&quot; alt=&quot;fermier_gnral_wailly-thumb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Invoquer Colbert, même aussi inopportunément, m'a remis en tête l'image de ces fermiers généraux, percepteurs-concessionnaires de l'Ancien régime, qui se payaient tellement bien sur la bête que leur mugnificence finissait même par irriter le monarque. Proglio n'est pas &lt;i&gt;Turcaret&lt;/i&gt;, certes, ou n'importe quel autre Poisson de Bourvallais : il n'est pas chargé de collecter l'impôt du roi, ni de financer sa prodigalité ; il se contente&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;de produire et de vendre tout un tas de belles choses et bons services sous ses nombreuses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;casquettes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;. Mais, des financiers du roi il a la même panse, que nul festin ne saurait combler, la même absence de vergogne, la même morgue, le même mépris pour l'humanité ordinaire, ébahie de sa furieuse voracité, ce délire boulimique, la même stupide démesure qui signe les fins de règne. Comme ces prédateurs royaux, soulés de leurs prébendes au point d'en perdre le sens commun, M. Henri Proglio a sans doute fini par croire que ce genre d'émolument n'était que la juste rémunération de son exceptionnel savoir-faire. Il s'est peut-être même senti sincèrement atteint par le battage autour&amp;nbsp; de sa personne. Pourrait-on lui en vouloir ? A lui comme à ses frères empiffrés, ceux du club des dirigeants de grandes compagnies internationales ? Cette escroquerie intellectuelle de la &lt;i&gt;&quot;juste et nécessaire rémunération d'un talent exceptionnel&quot;&lt;/i&gt;, qui fait passer &lt;i&gt;un abus de bien social&lt;/i&gt; pour le salaire d'un homme providentiel dont la vie de l'entreprise dépendrait entièrement, est tellement bien vrillée dans les cerveaux que cela ne soulève plus aucune réelle indignation, ni aucune révolte. C'est une fatalité, comme le verglas en hiver. Et des plus illustres éminences gouvernementales – droite et gauche confondues dans leur alternance aux commandes – jusqu'aux modestes pousse-cailloux de ces entreprises spoliées, en passant par de benoîts syndicalistes la tête ailleurs, c'est tout un monde économique qui admet, voire qui approuve, ces pratiques de voyous&amp;nbsp; devenues mœurs banales...&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/00/675807967.2.jpeg&quot; id=&quot;media-52684&quot; alt=&quot;nabab.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Non, il ne faudrait pas en vouloir à M. Proglio. Il a faim, il referme les serres, la charpie vient en lambeaux jusqu'à son bec, que lui reprocher ? De saisir ce qu'on lui tend ? Les &lt;i&gt;Turcaret&lt;/i&gt; eux aussi prenaient ce que le roi leur laissait prendre. De quoi s'indigner, alors ? Mais de ce saut dans le temps, peut-être, tout bêtement... De voir que cette république, qui s'est tellement voulue construite sur l'abolition des privilèges – cette &lt;i&gt;égalité des droits et des dignités&lt;/i&gt; dont les bateleurs d'estrades électorales nous abreuvent à longueur de meetings, jusqu'à l'écœurement s'il le faut –, deux cent cinquante ans plus tard, ne sait pas mieux faire que le roi qui laissait filer son autorité en abandonnant à des concessionnaires les rentrées budgétaires du royaume. Bien sûr, ce n'est plus l'impôt que les nouveaux fermiers généraux prélèvent, c'est une part du produit des entreprises ; et ce n'est plus pour la bonne marche du royaume, mais pour la &lt;i&gt;&quot;gouvernance&quot;&lt;/i&gt; de celles-ci, paraît-il. Il n'empêche, comment ne pas être troublé par cet aveulissement de nos autorités, en les observant couchées devant l'appétit obscène du &quot;concessionnaire&quot; d'EDF, dont elles sont l'actionnaire principal en notre nom ?... Et que la grande liane distinguée se soit si vulgairement compromise dans cette affaire me rendrait presque triste...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis, l'affamé a fini par lâcher un bout de charogne ; il se contenterait à l'année d'un million six cent mille Euros (1 600 000 €) pour prix de son maréchalat à EDF... Un bien grand sacrifice, admettons-le. Mais qu'on se rassure, cette pointure n'émargeait pas qu'à &lt;i&gt;Veolia&lt;/i&gt;, contrairement à ce qu'un vain peuple s'est laissé conter par les gazettes ; on avait omis d'autres casquettes, brodées d'un beau fil d'or : &lt;i&gt;Natixis&lt;/i&gt;, par exemple, jolie banque d'investissements qu'il co-administre de tout son génie, et d'autres encore, &lt;i&gt;Dassaut Aviation&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lagardère&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;CNP Assurances&lt;/i&gt;... Excusez du peu, et j'en oublie sûrement. Enfin, on est content pour lui, le grand maréchal-fermier continuera de pratiquer la polyculture intensive ! Tout cela à &lt;i&gt;«100 % de son temps»&lt;/i&gt;, sans doute, comme nous a asséné la grande liane distinguée...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Quelle santé, mes amis ! Allez, tous à la bananeraie ! Vive la République fermière !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Politique&quot; ? Mais encore ?...</title>
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<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>BOUQUINERIE</category>
<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 20:40:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Parler politique, encore ?... Pas vraiment le moment ? C'est bien possible...&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et pourtant des choses &quot;politiques&quot;, ces derniers temps, on en a entendu, non ? &lt;i&gt;&quot;Identité nationale&quot;&lt;/i&gt;... B&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;essonneries en tous genres...&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Minarets de Suisse, burqas de France... Laïcité... Pure, très pure, laïcité... Plus pure que pure, religieusement pure... Si bien niquée par la rue !... Hume-pèteries musicales,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;lip-daubes recuites&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;... Copenhague, ses bouffées de chaleur à l'entrée de l'hiver, Nicolas-Cassandre et ses&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Huloteries de Télégénie&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;... Martine et ses amis, Ségolène et ses ennemis, Dominique et son FMI, la SFIO et ses gloires d'avant-garde, ses conquérants, partis quérir leur destin étoilé... Marine en embuscade, verbe aussi haut que le père, sans les postillons... Evoquera-t-on le retour des Hesse d'Eheff, cette vieille famille d'aristocrates de caniveaux, en pleine transhumance hivernale ? Souffreteux comme toujours, ceux-là, pas bien solides aux premiers frimas... Non, pas vraiment politique, ça... Affaire de préfet, et de curé, basta ! La réforme des &quot;collectivités territoriales&quot; ? Ça d'accord, politique ça. Et puis aussi la constitution des listes pour les prochaines élections régionales : Marie Bové sacrée fille de son père selon l'antique règle de transmission féodale, comme les Sarkozy à Neuilly ; Olivier de la Poste, le chevalier translucide coincé dans sa tour d'ivoire prolétarienne ; Gros-Frêche en Septimanie, sa propriété privée, menant comme un seul homme sa liste de harkis... Et Frédéric Lefèbvre à la télé... Et puis surtout, encore et toujours, Nicolas S. à la télé... Nicolas S. à la télé... Nicolas S. à la télé... Nicolas Ceaucescu à la télé – commémorons Kameraden ! Commémorons la&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;chute du Conducator, et de tous les autres ducteurs au knout plombé...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/02/791151040.jpg&quot; id=&quot;media-44334&quot; alt=&quot;Freund.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Alors, vous ne voudriez pas qu'on parle politique ? Tout ça parce que le petit Jésus pointe le bout de son auréole ? Mais nom de D... c'est le moment ou jamais ! Bien sûr que si, pour mieux vous engueuler avant la dinde aux marrons ! Tenez, si vous manquez de base, voici d'excellentes munitions : &lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot;Qu'est-ce que la politique ?&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; de &lt;b&gt;Julien Freund&lt;/b&gt;, au Seuil (collection P). Ça n'est pas tout neuf : 1965. Mais pour remettre les idées en place, les idées générales, essentielles, premières, sur ce qu'est la politique, ce très beau mot salopé, c'est parfaitement actuel, sans une ride. Julien Freund était agrégé de philo ; il a été prof de lycée et de khâgne, puis en fac à Strasbourg. Il était, notamment, spécialiste de Max Weber. Un caractère, en plus ! Ce petit livre (186 pages) se lit aisément malgré sa densité ; il s'agit de la version &quot;grand public&quot; d'une partie de sa thèse de doctorat, publiée en trois volumes aux éditions Sirey sous le titre &lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot;L'Essence du Politique&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;. Mais ce travail de &quot;vulgarisation&quot; n'a rien de vulgaire, au contraire. Pour ceux qui en ont marre d'entendre débiter à longueur de journal télévisé, ou de lire au fil des colonnes de presse, ces perpétuels embrouillaminis entre morale, politique, valeurs, droit, force, bons sentiments, ce brouet infécond et grumeleux avec lequel on tâche de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, rien de plus salutaire que cet ouvrage clair et précis. Vous avez encore le temps de le lire avant la fin de l'année. Pour mieux vous engueuler la bouche pleine au prochain réveillon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je vous souhaite une très bonne adoration du Mystère de l'Incarnation. &lt;i&gt;Ambdulillah !&lt;/i&gt; Et que Dieu vous aime !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La trêve des confiseurs</title>
<link>http://cactus.blogs.sudouest.com/archive/2009/12/22/la-treve-des-confiseurs.html</link>
<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CAPHARNAÜM</category>
<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 22:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/00/1345021589.jpg&quot; id=&quot;media-44223&quot; alt=&quot;alim 7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Bon Dieu, c'est reparti ! La trêve des cons fiseurs, les fêêêtes de faim d'ânée, les kdo zobs ligatoires, qui vous ligaturent d'un coup les bourses pour les six prochains mois – vous boufferez des nouilles à l'eau et puis basta, allô ma chérie, oui, l'anniversaire de mariage, en mars à l'Ile Maurice, on pourrait pas le repousser, tu sais ces dernières fêtes ça nous a troué le budget... A toi, ça te troue autre chose ?... Ah bon d'accord, je disais ça comme ça, oui ma chérie, l'Ile Maurice, tu as raison c'est bien en mars... ben comme notre anniversaire de mariage, bien sûr, oui, je sais bien...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;P..., ces fêtes ! Et la famille, en long en large, les fils et leurs compagnes, ça chipote, ça minaude, &lt;i&gt;&quot;ç'aurait été mieux chez Maman&quot;&lt;/i&gt;, c'est pas qu'on le dise franchement mais ça se devine... On parlera pas politique, oui ma chérie, surtout moi bien sûr, les autres&amp;nbsp; ils feront comme ils voudront, c'est à nous de faire l'effort, enfin surtout à moi, c'est nous qui recevons, la courtoisie, les enfants, chaleur, accueil... Même Anna qu'est écolo, je me tairai, oui c'est entendu...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ah, les fêtes de &lt;i&gt;fin d'année&lt;/i&gt; ! Mais ça sera quoi, les fêtes de &lt;i&gt;fin du monde&lt;/i&gt;, en 2012, quand la réélection de Notre-Seigneur sera sur le point de faire péter le Cosmos, comme ont dit les Mayas à Nicolas Hulot ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ah vraiment, le Père Noël quelle ordure !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Minarets : qu'est-ce qui cloche en Suisse ?</title>
<link>http://cactus.blogs.sudouest.com/archive/2009/12/17/minarets-qu-est-ce-qui-cloche-en-suisse.html</link>
<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CHOSES DITES</category>
<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 19:50:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/02/01/988223461.jpg&quot; id=&quot;media-43707&quot; alt=&quot;Minarets suisses 1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Beaucoup de bruit autour d'une &quot;votation&quot;... Après deux semaines de recul et, espérons-le, un retour au calme sous les crânes, peut-on évoquer la question &quot;des minarets&quot; sans craindre fatwas ni mises au ban ? Sans se faire traiter d'islamophobe par les uns, de cheval de Troie salafiste par les autres ? A voir...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le peuple suisse a donc décidé qu'il n'y aurait pas, chez lui, sur son territoire souverain, de construction de minarets au-dessus des lieux de culte des musulmans. Les mosquées – qui ne sont pas interdites – devront se passer de cette tour, porteuse de l'appel à la prière, et poteau de signalisation d'une terre d'islam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le minaret a effectivement ces deux fonctions : l'injonction à la prière et sa conduite psalmodiée dans l'espace publique ; l'avertissement symbolique, urbi et orbi, que cette terre où il est planté &lt;i&gt;&quot;se soumet&quot;&lt;/i&gt; à Dieu (c'est le sens du mot &lt;i&gt;&quot;muslim&quot;&lt;/i&gt;), qu'elle est d'islam, que le croyant y est chez lui, dans ses convictions métaphysiques comme dans ses simples coutumes. Ici, révèle le minaret, on vit soumis au Dieu dont Mahomet a transcrit le Verbe ; et on y vit la plénitude de ce qu'exige ce Dieu, selon Son Verbe donc mais aussi les commentaires que les savants de la Loi en ont tirés au cours des siècles : la foi doit obligatoirement s'appuyer sur la pratique, et la pratique ne peut se dissocier des coutumes de la vie ordinaire, qu'elle imprègne, sous peine de voir l'ensemble se désincarner, s'étioler irrémédiablement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Voilà peut-être ce qu'ont pressenti, plus qu'analysé, les citoyens suisses à qui l'on a demandé leur avis.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Sont-ils idiots, ayant mal compris ? Sont-ils condamnables ? Deux questions à se poser pour apprécier nos réactions passionnelles à ce propos – cet acte de démocratie helvète nous étant décidément étranger.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/02/1386228434.gif&quot; id=&quot;media-43711&quot; alt=&quot;drapeau_suisse.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Les Suisses ne sont pas plus sots que nous. Ils ont bien pressenti certaines choses, qui ne méritent pas de faire scandale et paraissent même banales.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Première banalité : au même titre que clochers, crucifix et calvaires en terre chrétienne, les minarets ont bien une signification symbolique. Ils ne sont pas qu'ornement architectural, ils ont une ambition sociale et intellectuelle précise : &lt;i&gt;marquer le territoire&lt;/i&gt; et signifier son appartenance à la sphère de l'islam. Très exactement comme dans l'Europe évangélisée, le clocher – la tour elle-même –, le calvaire au carrefour des routes ou le crucifix sur un fronton signifiaient au quidam qu'ici on n'était plus en territoire païen, et que la Loi de Dieu régnait. Pourquoi refuser de voir en islam ce qui parait si naturel en chrétienté ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/00/2101833013.jpg&quot; id=&quot;media-43709&quot; alt=&quot;Minarets suisses 2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Autre banalité : le minaret, exact pendant du clocher, est devenu lui aussi &lt;i&gt;le repère temporel de la pratique&lt;/i&gt;, son métronome. En plus de son rôle symbolique, il organise le rythme de la vie, scande le quotidien : l'appel à la prière du muezzin, si prenant pour quiconque, croyant ou non, a vécu en terre d'islam, est du même ordre que le tintement des cloches de l'église paroissiale, appel de la communauté des fidèles à la messe ou rappel à tous vents des heures de l'&lt;i&gt;Angelus&lt;/i&gt;. Pourquoi éviter de voir dans cette tour, comme il semble si évident lorsque c'est une église ou une abbatiale qu'elle rehausse, la marque topographique d'une implantation religieuse sûre d'elle-même, déterminée à s'affirmer et à diffuser son influence sur le peuple alentour ?&lt;br /&gt; Car, banalité supplémentaire, l'islam autant que le judaïsme ou le christianisme traditionnels ne dissocie métaphysique et pratique. Il n'est pas simplement recommandé, dans chacune de ces religions abrahamiques, de s'adonner à une liturgie : elle est impérative. &lt;i&gt;Le dogme ne peut se dissocier du culte&lt;/i&gt;. Il faut être un Européen du XXIè siècle, éloigné de toute préoccupation métaphysique, pour énoncer (par ex.) : &lt;i&gt;« Je suis un catholique non pratiquant. »&lt;/i&gt; Jusqu'à une date assez récente – deux, trois siècles ? – telle affirmation aurait été insensée, ou follement scandaleuse. Ainsi qu'elle est restée incohérente, voire coupable, pour des juifs et des chrétiens traditionnels – même pas forcément &quot;traditionnalistes&quot;. Et cette pratique, n'en déplaise aux individualistes des temps contemporains, se doit d'être collective, au moins pour une bonne part. Juifs, chrétiens et musulmans sont, chacun dans leur sphère, appelés à se réunir régulièrement pour prier ou célébrer Dieu en commun.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/02/157656338.jpg&quot; id=&quot;media-43714&quot; alt=&quot;rositza_procession.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;De plus, si la foi est intime, les religions, elles, sont au moins autant exotériques qu'ésotériques ; elles exigent des manifestations extérieures. Celles-ci peuvent être plus ou moins ostensibles – chacun appréciera selon ses goûts – mais demeurent communes et &quot;légitimes&quot; dans l'espace publique sans qu'il y ait là rien d'extraordinaire. La prosternation du mahométan &quot;dans la rue&quot; à l'heure de la prière est de la même nature que la procession du papiste sous la conduite de son évêque un jour de fête mariale ou que le port obligatoire de la kippa (ou du chapeau) pour le juif entre domicile et synagogue le jour du shabbat.&lt;br /&gt; Enfin dernière banalité : le culte au sens strict n'est pas seul à s'imposer&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;à la communauté des croyants&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;; &lt;i&gt;la vie quotidienne, profane,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;i&gt;se trouve imprégnée du fait religieux&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Alimentation, règles vestimentaires, statuts matrimoniaux, organisation du calendrier, une bonne partie des mœurs et des coutumes, même dans les sociétés devenues laïques, ont reçu l'influence de la religion. L'interdiction du travail le &quot;jour du Seigneur&quot;, dans beaucoup de sociétés qui sont ou ont été chrétiennes n'est pas une option ; ni la distribution, au cours de l'année, d'une grande partie des jours fériés, notoirement en France, pourtant fille aînée de la laïcité et disposant d'une solide tradition anti-cléricale. Une imprégnation au moins aussi forte se retrouverait dans les communautés de religion juive, et d'abord en Israël, pays moderne qu'on imagine laïque mais qui ne l'est pas en réalité : état-civil, mariage, restauration collective dans les administrations et les écoles, etc. sont sous la coupe du rabbinat. Quoi de surprenant et d'original à ce que l'islam imprègne fortement, lui aussi, la vie profane de ses croyants ? Mœurs alimentaires, rapports entre les sexes, statut familial, canons vestimentaires, etc. sont donc encadrés par la religion en islam, aussi banalement que ne le sont tels ou tels domaines de la vie courante en chrétienté ou en judaïsme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, ces Suisses ? Ils ont vraisemblablement reconnu tout cela, sans idiotie aucune, avec peut-être même plus de lucidité que nous, &quot;grands&quot; Européens. Et ils en ont pris peur. Ils ont pris peur de cette &lt;i&gt;banalité&lt;/i&gt; de l'islam, si semblable&amp;nbsp; au catholicisme, au protestantisme ou au judaïsme, auxquels ils sont &quot;naturellement&quot; accoutumés. Pourquoi une telle peur ? Tout simplement à cause du &lt;i&gt;pressentiment d'un extraordinaire décalage&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Sur cette terre d'Europe façonnée par la chrétienté – c'est ainsi, nations et peuples d'Europe ne sont pas apparus par génération spontanée à partir du XVIIIè siècle... –, le sentiment religieux a eu le temps de s'affadir. Non point qu'il ait disparu, ni que son empreinte soit minime, comme on a eu l'occasion de l'évoquer. Mais il s'est émollié, il s'est effondré sur lui-même comme une étoile en fin de vie, il s'est vidé progressivement de son potentiel vital. Même si la Suisse n'est pas la France, et que la laïcité n'y est pas vécue comme une sorte de religion intransigeante, on n'y connait plus rien de l'imprégnation spirituelle des XIIè et XIIIè siècles, de la prééminence de la foi dans les champs intellectuels et sociaux. Si l'on est croyant, on s'accommode tranquillement de sa foi en Suisse comme dans le reste de l'Europe ; on y fait survivre, comme ailleurs, des coutumes pouvant être originellement religieuses sans y accorder plus d'importance que cela... Les choses de Dieu sont devenues affaires privées, voire intimes ; on n'en fait pas tout un fromage !&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/02/00/58431244.jpg&quot; id=&quot;media-43713&quot; alt=&quot;df1d503ff897b8a4b7a96e097e367bce.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La crainte des Suisses, alors, réside sans doute dans ce constat tout simple que &lt;i&gt;l'islam, lui, n'est pas dans le même temps&lt;/i&gt;. Qu'il ne s'est pas encore affadi, que cette vigueur qui était celle du chrétien au temps des cathédrales l'habite toujours. Que la chaîne logique foi-culte-mœurs est aussi imbrisable chez le musulman d'aujourd'hui, &lt;i&gt;où qu'il vive&lt;/i&gt;, qu'elle l'a été pour le catholique contemporain du roi français Louis IX. En un mot, que l'installation du jeune et vigoureux islam au cœur d'une société blasée de ses propres trésors spirituels ne finisse par être conquérante... Les forces en présence n'ont pas paru équilibrées au citoyen suisse. En lâchant sur ce symbole – le minaret – il a pensé qu'il abandonnerait en chaîne toutes ses défenses, qu'il ne voyait plus très fortes, et que sa société tranquille, son indépendance, la conque de sa liberté chérie, allaient inexorablement se détricoter et se briser au profit d'un mode de vie étranger.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Est-il condamnable pour autant ? La peur est-elle condamnable ? Je ne sais pas s'il y a lieu de condamner qui que ce soit, avec l'outrance et la suffisance qui nous caractérisent, nous Français, dès qu'on parle des &quot;petits&quot; peuples européens. Ce que je sais, c'est qu'il n'y a rien d'extraordinaire, ni de scandaleux, à s'inquiéter des bouleversements supposés de son mode de vie. C'est la marque de tout être vivant ; le cadavre qui gît dans la tombe ne risque pas, lui, de s'inquiéter des pelleteuses qui vont éventrer son cimetière ! Ce qui fait événement n'est pas la crainte, ni son expression ; elle est naturelle et audible. Le cœur de l'affaire, c'est l'extraordinaire désert dans lequel cette inquiétude s'énonce depuis longtemps. Quels responsables politiques, quels intellectuels, quelles &quot;grandes consciences morales&quot;, quels prescripteurs d'opinion, de Suisse, de France, de n'importe où en Europe, ont anticipé cette question, pourtant pendante depuis des décennies ? Cet autisme officiel n'est-il pas le cœur du problème ? N'a-t-il pas fourni leur levier aux maniaques de la &quot;race pure&quot;, de la &quot;préservation de l'ethnie&quot;, de l'&quot;exclusivité identitaire&quot;, du &quot;choc des civilisations&quot;, de tous ces dessèchements de l'intelligence et du cœur ?&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/02/1513156856.jpg&quot; id=&quot;media-43724&quot; alt=&quot;l-extreme-droite-en-espagne-non-a-la-turquie-non-a-la-mondialisation-extreme-droite-en-espagne-candidats-europeennes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Ce &lt;i&gt;décalage des temps&lt;/i&gt; – et non pas de nature&amp;nbsp;– entre islam et monde occidental, que je suppose avoir été la clé de la votation suisse, n'est pas à regarder avec dédain, sauf à avoir perdu tout sens des responsabilités. Il n'est pas plus la &lt;i&gt;faute&lt;/i&gt; de quiconque, indigène ou allogène. Il s'agit d'un fait, c'est tout. En revanche, le devoir d'hommes d'Etat véritables aurait été d'en prendre acte, hors de toute exploitation populiste ou électoraliste – en France particulièrement, les manœuvres de François Mitterrand au milieu des années 1980 pour faire grossir un Front National censé déstabiliser la droite sont l'archétype de ce manque de vision, au même titre qu'aujourd'hui le populisme incendiaire de Nicolas Sarkozy. Sauf à laisser revenir ce vent de rancœur et de haine des années de l'entre-deux-guerres – par bien des indices on reconnait chez nous le retour de ces brises, le musulman succédant au juif dans la stigmatisation collective – une &lt;i&gt;action d'Etat&lt;/i&gt; est indispensable.&lt;br /&gt; La Confédération suisse fait comme elle l'entend. Hétérogène, de cultures germanique, française, italienne et romanche juxtaposées plus que mêlées, indemne de tout jacobinisme, elle ne tire son unité nationale que d'une vieille volonté commune de préserver un mode de vie fait de liberté et d'indépendance. Cela n'est sans doute pas pour rien dans l'inquiétude d'une partie des Suisses devant ce qui leur semble menacer un peu plus une homogénéité relativement précaire. Mais si l'organisation de leur démocratie n'appartient qu'à eux, nous ne devrions pas, nous, rater l'occasion de saisir cette perche pour s'occuper de nos propres affaires. Parce que s'emballer sur les votations helvétiques, c'est un peu voir la paille dans l'œil du voisin. On est toujours l'idiot de quelqu'un : notre prétention à décider du vêtement de la femme musulmane ou notre législation sur le port d'accessoires religieux ne nous font-elles pas passer aux yeux des Américains,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;nous Français&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;, pour des crétins autoritaires ennemis des libertés les plus élémentaires ?&lt;i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/02/01/2096233029.jpg&quot; id=&quot;media-43720&quot; alt=&quot;9782204066983.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Plutôt que de condamner les autres à cor et à cri, &lt;i&gt;il est temps de réfléchir à notre modèle de laïcité&lt;/i&gt;, ambigu, défensif, qui prend l'eau de partout. C'est vrai, l'islam a changé la donne, chez nous au moins autant que chez les Suisses.&amp;nbsp; Chez beaucoup d'autres aussi : Anglais, Allemands, Belges, Hollandais, Danois, Italiens, Espagnols... Et alors ? Ce n'est ni un fléau ni un scandale, c'est une évolution arrivée à point. On ne reviendra pas en arrière ; l'islam n'a pas fini de croître sur nos vieux sols chrétiens devenus spirituellement secs. Une nouvelle Rome est à imaginer par ses citoyens eux-mêmes pendant qu'il en est encore temps, avant que des forces qui la dépassent ne le lui imposent dans la douleur. La France n'est pas si mal placée pour cela ; elle a su, les deux derniers siècles, concevoir et réussir deux de ces &lt;i&gt;actions d'Etat&lt;/i&gt; qui ont réadapté en profondeur le phénomène religieux à la société : &lt;i&gt;le Concordat&lt;/i&gt;, qui a apaisé et codifié les relations avec l'Eglise catholique (1801), enflammées par la Révolution, et qui a reconnu officiellement, en codifiant de la même manière leur rapport à l'autorité politique, les Eglises protestantes (1802) et le judaïsme (1808) ; &lt;i&gt;la Loi de séparation des Eglises et de l'Etat&lt;/i&gt; (1905) qui, en abolissant le Concordat (hors Alsace et Moselle, annexées par la Prusse), arrêtait le modèle de laïcité sur lequel nous vivons encore.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/01/733457518.jpg&quot; id=&quot;media-43722&quot; alt=&quot;caricature-anticl--ricale-cur-----cole.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Ces actions furent des bouleversements ; elles ne se sont pas faites sans luttes ni opposition. Avec le recul il faut reconnaître qu'elles furent opportunes pour la société, chacune en son temps, chacune à sa façon. Le Concordat calma le climat de guerre civile entre pro et anti-religieux, puis fit reconnaître la pleine égalité de traitement aux cultes réformés et israélites – cette deuxième action était remarquable, voire révolutionnaire, littéralement, en ce tout début de XIXème siècle, et pourrait servir de modèle à la prise en compte de l'islam aujourd'hui. La loi de 1905, en coupant les liens entre l'Etat et les Eglises&amp;nbsp;– en fait, l'Eglise catholique romaine, principalement visée... – fut la mère d'une double émancipation : celle de la société à l'égard des religieux, évidemment, mais aussi celle du catholicisme lui-même, enfin débarrassé de toute compromission avec le pouvoir. Tout le monde a fini par en convenir, mais il a fallu du temps...&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/02/02/20372951.jpg&quot; id=&quot;media-43723&quot; alt=&quot;3aa8b377e8006d8d0ebe44446d834d39.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Un nouveau &quot;Concordat&quot; est devenu nécessaire. L'indifférence affichée à l'égard du fait religieux, en France particulièrement, est désormais irresponsable parce que lourde de perturbations potentielles. Cette laïcité-là a épuisé ses vertus, et d'ailleurs qu'est devenue sa doctrine ? Elle s'embrouille, se contredit et perd son autorité sous la poussée quotidienne de nouveaux événements. La création du &lt;i&gt;Conseil français du Culte musulman&lt;/i&gt; (CFCM) en 2003, en dépit des insuffisances qu'on lui reproche, a été l'amorce de cette action d'Etat. Une fois n'est pas coutume, reconnaissons au ministre de l'Intérieur de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy – à la suite de Jean-Pierre Chevènement et de Daniel Vaillant – un réel mérite. Il faut désormais la compléter, et y associer les autres &quot;grands&quot; cultes pratiqués en France comme Bonaparte, devenu Napoléon, a su le faire il y a deux cents ans. Tout serait à passer en revue – hormis le dogme lui-même, bien sûr –, à discuter avec les représentants religieux, à édifier &lt;i&gt;contractuellement&lt;/i&gt; entre l'Etat, seul garant de l'unité nationale, et eux. Pour qu'on arrête, une fois pour toutes, d'improviser des lois bâclées, inapplicables et abandonnées au bout d'un mois à chaque &quot;trouble&quot; de l'ordre public. Ou qu'on n'ait pas besoin de faire voter la nation sur la hauteur des minarets... pas plus que sur le sexe des anges.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après tout, si la &quot;votation&quot; des Suisses nous amenait sur cette voie-là, elle n'aurait pas été inutile. &lt;i&gt;&quot;Il faut que le scandale arrive. Mais malheur à celui par qui le scandale arrive !&quot; (Mt 18.7)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Pignard, Pignon et consorts...</title>
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<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CHOSES VUES</category>
<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 19:52:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/02/722394139.jpg&quot; id=&quot;media-43652&quot; alt=&quot;G7664_886478082.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le jury du &lt;i&gt;Concours de sots à la perche&lt;/i&gt; n'en peut plus, il vient de se mettre en grève ! Trop de compétitions au calendrier en cette fin d'année, trop d'équipes de haut niveau à pré-sélectionner dans la précipitation et l'improvisation, trop d'enjeux aussi, causes de cette surenchère dans la dureté du jeu. Et puis ce dopage, encore et toujours, qu'on n'a plus le temps de contrôler ni de réprimer...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Hier encore, trois épreuves étaient engagées simultanément sans même que le président du jury n'ait eu le temps de vérifier les dossards et les urines ! Mais où va-t-on ?&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/01/1302634947.jpg&quot; id=&quot;media-43651&quot; alt=&quot;a9ed10a49a6895280a5b59782b027252.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous n'évoquerons qu'en passant la première compétition, notre brillant confrère Patrick Pike, sur son blog &lt;i&gt;&quot;Soliloques&quot;,&lt;/i&gt; l'ayant déjà traitée &lt;i&gt;(&quot;Pantalonnades sénatoriales&quot;)&lt;/i&gt; : un certain &lt;b&gt;Pignard&lt;/b&gt; (Jean-Jacques), sénateur &quot;Union centriste&quot; du Rhône, s'est emmêlé les pinceaux et ses nombreuses procurations &lt;i&gt;en votant par erreur pour un amendement communiste&lt;/i&gt; sur un projet de loi relatif au redécoupage électoral. La bourde a quand même entraîné le rejet dudit texte par le Sénat, sous les acclamations admiratives de ses co-équipiers de l'UMP (Union de la Moule et du Poireau). Cette performance aurait pu lui valoir au moins une perche de bronze. Elle lui vaudra sans doute une invitation à l'un de ces dîners parisiens, si amusants...&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;N'est-ce pas, M. &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;Pignon&lt;/span&gt; Pignard ?&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/01/1375771959.jpg&quot; id=&quot;media-43648&quot; alt=&quot;2523787_Nadine-Morano.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;En lice pour la deuxième compétition, une familière des stades, &lt;b&gt;Mme Nadine Morano&lt;/b&gt;. Lors d'un débat sur l'identité nationale, organisé&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;à Charmes (Vosges)&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;dans la patrie de Maurice Barrès – Ach ! Kolossal clin d'œil ! –, elle a suggéré aux beurs &amp;amp; blacks, enfin tous ces zigomars des banlieues à la con, de remettre leurs casquettes à l'endroit et de ne plus parler verlan. Si la performance avait été homologuée, elle pouvait facilement prétendre à un pied-de-nez d'honneur. C'est en tout cas ce que laissait entendre un expert de cette discipline sportive, en référence à la notoriété obtenue par Saint-Eloi dans l'épreuve de la culotte à l'envers de Dagobert. (Parenthèse, écrite en se rengorgeant : que les petits malins qui s'attendaient à ce que nous fassions une allusion indigne à la culotte de Mme Morano en soient pour leurs frais. Nous ne mangeons pas de ce pain-là, nous, et ne cesserons d'exiger l'interdiction définitive des stades pour ces provocateurs, qui ne font pas honneur à l'emblème national).&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/01/1729254049.jpg&quot; id=&quot;media-43653&quot; alt=&quot;rachida_dati02-rachida-dati.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Enfin, dernière compétition : &lt;b&gt;Mme Rachida Dati&lt;/b&gt;, autre sportive de haut niveau, aurait pu recueillir elle aussi une belle récompense – pied-de-nez ? perche de bronze peut-être? – si le jury avait homologué son élégante performance au Parlement européen de Strasbourg. Des journalistes taquins de M6 ont enregistré une conversation téléphonique qu'elle tenait&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;en pleine séance de vote&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;dans l'hémicycle, et qu'elle espérait discrète. Avec la courtoisie et le respect de la chose publique qui la caractérisent, elle signifiait à son interlocuteur l'amour et l'intérêt qu'elle porte à sa fonction, l'estime qu'elle accorde aux institutions de l'Europe, et le grand cas qu'elle fait de son mandat d'élue du peuple français... Enfin, toutes choses édifiantes qui nous réchauffent le cœur et nous encouragent à notre tour, citoyens d'en-bas, à respecter ce personnel politique de haute volée... Au fait, la Nadine Morano pourra toujours se servir de l'enregistrement pour motiver ses zigomars de banlieues !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nom de D..., tout ça fait plaisir ! On se sent gouverné ! Et pas par n'importe qui ! (Tiens, j'ai pas dit &lt;i&gt;&quot;Pignoufs&quot;&lt;/i&gt; ! Je sais me tenir, moi...). Vive l'Union de la Moule et du Poireau ! Vive l'Oeuf rance !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Concours de sots... à la perche (9)</title>
<link>http://cactus.blogs.sudouest.com/archive/2009/12/13/concours-de-sots-a-la-perche-9.html</link>
<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CHOSES VUES</category>
<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 20:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/01/00/1753078141.jpg&quot; id=&quot;media-43263&quot; alt=&quot;Logo_jeunes_populaires_2006.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Exceptionnellement, le jury a décidé de décerner une récompense collective&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;pour une prestation inégalée&amp;nbsp;– inégalable ?&amp;nbsp;–, réalisée par un club de jeunes gens sympathiques et talentueux, connu depuis peu dans le show business sous le nom de &lt;i&gt;&quot;Jeunes Populaires&quot;&lt;/i&gt;. Ils étaient soutenus dans leur performance par une association de handicapés, les &lt;i&gt;&quot;Vieilles Peaux puent l'Air&quot;&lt;/i&gt;, ce qui n'est pas étranger, évidemment, à leur exploit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Une &lt;i&gt;perche de bois&lt;/i&gt; – l'ultra-sélectif &lt;i&gt;Bâton-Merdeux&lt;/i&gt;, notre &lt;i&gt;Pritzker&lt;/i&gt; à nous&amp;nbsp;–, accompagnée de son accessit majeur, le &lt;i&gt;Doigt d'Honneur&lt;/i&gt;, si cher à Eric Besson, est donc remise à ces deux associations, réunies pour l'occasion sous la bannière &lt;i&gt;&quot;Unissons la Moule et le Poireau&quot;&lt;/i&gt; (UMP), pour avoir commis ce sommet de l'art vidéaste, diffusé sur le Net depuis vendredi dernier : le &lt;i&gt;&quot;Lip Dub des Jeunes Populaires&quot;&lt;/i&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;i&gt;Lip dub&lt;/i&gt;, quézaco ? Son nom le laisse entrevoir il s'agit d'une &lt;i&gt;daube&lt;/i&gt; musicale&amp;nbsp;– enfin, sonore... – sur laquelle est organisée une sorte de karaoké trémoussé, que l'on filme aussi mal que possible avec un appareil photo de merde, et qu'on diffuse sur ces fenêtres de la civilisation ouvertes sur le Net (du genre YouTube et autres DailyMotion). C'est fait pour qu'on vous admire, que ça vous donne de la notoriété, comme disent les consultants en communication, qui ne sont pas des jean-foutre ni des gagne-petit.&lt;br /&gt; Et voilà comment, sur une composition fameuse du planétaire Plamondon Luc, phare de la variétoche rallié à la Sarkosie telle une coquette ou un Djack Lang&amp;nbsp;– je sais, j'exagère toujours, Djacky n'est pas encore tombé : il n'est que &lt;i&gt;sur le point&lt;/i&gt; de l'être... –, nos &quot;Jeunes Pop&quot;, avec l'époustouflante participation de nos plus belles pointures politiques, ont monté ce clip étourdissant d'intelligence et de bon goût.&lt;br /&gt; Au milieu de groupies pré-pubères, se dandinent joliment, en faisant semblant de chanter sur un playback foireux, une brochette de ministres de la République (Valérie Pécresse, Christine Lagarde, Nadine Morano, Laurent Wauquiez...), quelques seconds couteaux (David Douillet, Philippe Lefèbvre, Patrick Devedjian...) et jusqu'au has-been de service, le vieux&amp;nbsp; Battling Joe de la défunte UDF, j'ai nommé notre hard rocker national Jean-Pierre Raffarin !&lt;br /&gt; Tous ces talents concourent également à la magnificence du spectacle, justifiant sans conteste l'attribution de notre prix. Quatre personnalités méritent toutefois une nomination spéciale, tellement leur participation&amp;nbsp; sublime la prestation. Nous accordons ainsi notre &lt;i&gt;Talent de Bronze Moulé&lt;/i&gt;, à titre personnel, à MM. Xavier Darcos et Xavier Bertrand pour l'aisance de leur trémoussement, le naturel de leur déhanché et la conviction qu'ils manifestent en ânonnant : &lt;i&gt;«Si vous voulez changer le monde / Venez marcher à nos côtés...»&lt;/i&gt; ; Mme Rachida Dati pour sa souplesse, la rigueur de sa chorégraphie, et cette même conviction mise à bafouiller : &lt;i&gt;«J'entends la révolte qui gronde...»&lt;/i&gt; avec toute la crédibilité que l'on imagine ; enfin M. Eric Besson, ci-devant ségoléniste désormais&amp;nbsp; patriote en danger, pour la grâce de son visage et la lumière de son regard lorsqu'il entonne, convaincu et radieux :&amp;nbsp;&lt;i&gt;«Dans un chant de fraternité / Pour que la Terre soit féconde / A tous ceux qu'elle a enfanté...»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;lt;p&amp;gt;http://www.dailymotion.com/video/xbft4o_lipdub-jeunes-ump-2010-officiel_news&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Bravo jeunes gens ! Bravo Mesdames et Messieurs les Politiques ! Vous nous avez honorés, le monde nous envie. Vive la France ! Vive la Raie publique ! Vive l'Union de la Moule et du Poireau ! Fermez le ban ! &lt;i&gt;Ta ta ta ta ta tatata taratata ta !&lt;/i&gt; (Le dernier &lt;i&gt;ta&lt;/i&gt; en dièse...)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Une imposture de gauche</title>
<link>http://cactus.blogs.sudouest.com/archive/2009/12/07/une-imposture-de-gauche.html</link>
<author>noreply@blogs.sudouest.com (cactus)</author>
<category>CHOSES DITES</category>
<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 20:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cactus.blogs.sudouest.com/media/00/01/275209874.jpg&quot; id=&quot;media-42711&quot; alt=&quot;M2228.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Dernier numéro du &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt;. L'éditorial de Denis Olivennes, directeur de la publication. Goutte d'eau dans le vase trop plein : &lt;i&gt;« On le sait depuis longtemps : il y a deux gauches. L'une d'autorité, l'autre de liberté ; l'une de confontation, l'autre de compromis [...] Et pour tout dire, l'une archaïque, l'autre moderne.»&lt;/i&gt; Le reste à l'avenant, souvent plus dur, et dans le but précis de nous amener à la vulgate écologique du jour ; en tout cas celle des riches, des confortables, des &quot;grands&quot; journalistes de la presse magazine parisienne, entre autres, et de ce monde qu'ils affectionnent, qu'ils envient, qu'ils côtoient, qu'ils copient, dont ils ne quittent jamais les rives, imbus de leur magistère de &quot;commentateurs&quot;&amp;nbsp;– cet avatar de l'intellectuel, superbe illustration de l'indigence des temps –, le monde des gens de fric, tous liés, en dépit des grands airs de certains, par une implicite mais indéfectible &lt;i&gt;solidarité de fait&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je crois bien, au contraire, qu'il n'y a pas deux gauches. Je crois qu'on le sait depuis longtemps : il y a deux conceptions de la cité. L'une égoïste, jouisseuse et frivole, l'autre altruiste, appliquée et réfléchie ; l'une cynique, indifférente et vénale, l'autre morale, fraternelle et idéaliste ; l'une méprisante envers les faibles et obséquieuse à l'égard des puissants, l'autre amicale et protectrice ; l'une idolâtre de ses instincts et de la prétendue &quot;nature humaine&quot;, l'autre créatrice de transcendance et de lien social. Et pour tout dire, reprenant cet archaïsme de langage qui fait tant rire les bobos : l'une de droite, l'autre de gauche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Quant à l'écologie, objet principal de l'article d'Olivennes, elle se retrouve elle-même dans ce partage des attitudes : une partie penche à droite, l'autre à gauche, comme on le sait très bien... Car elle n'est pas, quels que soient son intérêt et sa légitimité dans sa sphère, une analyse sociale, encore moins une analyse politique. Pas plus que la météorologie. C'est un carrefour fécond des sciences de l'environnement et de l'économie – c'est déjà pas si mal, mais ne résout pas la question de l'organisation de la cité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;La dualité inexorable droite-gauche, que des &quot;modernes&quot; comme Denis Olivennes prétendent moquer – comme si la modernité valait en soi je ne sais quelle vertu, alors qu'il ne s'agit que de mode, de pose et d'absence de profondeur –, reste la référence de toute culture politique. L'aculturation (un seul &lt;i&gt;c&lt;/i&gt; ici) que prônent avec tant d'énergie les modernes rieurs, pourfendeurs des &quot;archaïsmes sociaux&quot;, n'est que l'habillage malin de leur vrai positionnement : celui de nantis accrochés à leurs avantages. Dans ce jeu de Jocrisse, la modernité – ce concept creux de l'opportunisme – leur sert de viatique, comme le dénigrement pompeux des &quot;archaïsmes&quot; est censé intimider le peuple ordinaire, qu'il faut rendre honteux de toute idée de révolte contre l'injustice, contre l'idée même de comparer son sort à celui des importants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Si l'on suit Denis Olivennes, le progressisme lui-même a viré sa cuti. Le voici racolé par ces modernes pour qualifier la branche qui leur convient d'une écologie nouvellement divinisée. Il n'y a plus désormais que deux mondes : celui du musée fané de la société de classes, de la défense des humbles, &lt;i&gt;&quot;pessimiste&quot;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&quot;puritain&quot;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&quot;sévère&quot;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&quot;sectaire&quot;&lt;/i&gt;, et celui du progressisme new wave, incarné par cette nouvelle idole, l'écologie &lt;i&gt;&quot;ouverte&quot;&lt;/i&gt;, au &lt;i&gt;&quot;visage joyeux et fraternel de Daniel Cohn-Bendit&quot;&lt;/i&gt; (sic).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Tremblez exploiteurs de toutes les main-d'œuvre, la &quot;gauche&quot; des modernes a culbuté cette baderne de Marx et débusqué les clés d'une nouvelle analyse sociale : la morpho-psychologie de Daniel Cohn-Bendit !...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Finalement, je ne sais pas si je suis moi-même de droite, de gauche ou d'ailleurs. D'ailleurs, sans doute d'ailleurs, et de très loin... Je me reconnais dans cette sortie de Fabrice Luchini – ce type incroyablement doué : &lt;i&gt;« Je hais la droite autant que je déteste la gauche. »&lt;/i&gt; Mais ce que je sais, ce que je sens, comme un instinct au plus profond de moi, c'est qu'il existe une &lt;i&gt;vérité de l'attitude&lt;/i&gt;, et qu'elle seule compte. Que cette vérité est qu'on ne peut se prétendre de gauche que si l'on vit soi-même une relative proximité concrète, matérielle, avec les gens du commun, ceux dont on prétend se soucier... Modernité, archaïsme ne sont que poudres aux yeux. M. Denis Olivennes et ses frères, parmi tellement d'autres, de Bernard-Henri Lévy à Pierre Bergé, de Bernard Kouchner à quelques caciques fortunés du PS, sont en vérité gens de droite, et de la droite la plus détestable, la droite hypocrite et roublarde qui ne se contente pas de la jouissance de ses privilèges, comme la droite ordinaire, mais exige en plus ce complément d'âme : un certificat de vertu jaurésienne et l'immunité morale...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: 12pt;&quot;&gt;Cela porte un nom : l'imposture.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'éditorial de Jean Daniel et la chronique de Jacques Julliard me manqueront. Mais pour le reste... S'il existait une morpho-psychologie de la presse magazine – cette science que semble tellement apprécier Denis Olivennes – le Nouvel Obs d'aujourd'hui, &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; Nouvel Obs, ne risquerait guère d'être classé chez les subversifs, ni même les impertinents... Il est temps de se désabonner.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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